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Les
cinquante premières souscriptions se verront offrir un
ex-libris couleur en édition limitée, numéroté, de l'une des
illustrations intérieures.

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Que ce soit
sur le champ de bataille, dans le cœur des hommes, Ou bien sur les rives
du Styx, dans l'esprit nostalgique d'une jeune femme, Que ce soit chez
"ces Autres" pendant la guerre où la violence fait rage, Ou
encore dans l'innocence d'enfants à la jeunesse perdue, Le bruit de
l'orage martèle et résonne toujours plus fort...
Découvrez la
plume unique de Justine Niogret, qui signe là son premier recueil. Cette
digne héritière des Tolkien, Moorcock et autres maîtres de la Fantasy
vous fait ici partager ses splendides créations.
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Extrait :
"L'Odeur de la tourbe"
(nouvelle) :
La
première neige tombait, et c’était elle qui recouvrait les vagues, qui
étouffait la voix de l’eau. Elle tombait, lente et douce comme la
plume, aussi blafarde que la peau des morts. J’ai tendu la main, et les
flocons se sont posés sur ma peau. J’étais froid, ce soir, froid de la
froideur des cadavres, et gris, et maigre. Ma main s’est remplie
doucement de flocons. J’étais plus froid qu’eux-mêmes, et elle
s’est emplie lentement, jusqu’à ce que mes doigts s’ouvrent et les
laissent couler, sable couleur de lune.
Je suis sorti sous le ciel noir, j’ai abandonné ma cape de
fourrure. J’ai défait mes braies, j’ai dénoué ma chemise. J’ai
laissé tomber mes peaux comme une triste bête écorchée. J’ai écarté
mes bras maigres et j’ai tourné, seul, nu sous les étoiles.
J’ai été jeune. J’étais chaud et rouge, tout comme ces
autres du village qui dorment sous les couvertures, ma chair était dure
et nerveuse, ma tresse de guerrier était rousse et lourde sur mon épaule.
A cette époque, la neige aurait fondu à l’intérieur de mes paumes,
elle aurait fondu sur ma peau comme un baiser qui claque, elle n’aurait
même pas osé me toucher. J’étais grand, j’étais fort, j’aurais
pu manger le monde.
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